e-commerce et e-marketing by studio-ok.com Description: Studio-ok est un blog spécialisé dans l'e-commerce et l'e-marketing, vous proposant de nombreux articles, conseils et tutoriaux. De nombreuses thématiques sont relayées, de la création d'un site web au référencement, en passant par l'ergonomie. Vous trouverez aussi tous les chiffres clés d'Internet.
La Cisac (Confédération internationale des sociétés d'auteurs et compositeurs) é dévoilé son rapport sur les revenus générés par les droits d'auteurs en 2008.
Ce rapport s'appuie sur les informations fournies par les sociétés membres du Cisac dans 118 pays et représentant quelques 2,5 millions de créateurs et d'éditeurs. Il indique qu'après une période de croissance de 4 ans, les revenus générés par les droits d'auteurs ont chuté de 1,5 % (par rapport à 2007) « reflétant l'impact de la crise économique sur les revenus des créateurs ».
En 2008, les revenus générés par les droits d'auteurs s'élevaient à 7,035 milliards d'euros. L'Europe a engrangé le plus de revenus avec 4,51 milliards d'euros (64 % du total), suivie par l'Amérique du Nord avec 1,35 milliard d'euros (soit 19 %).
Dans les différents secteurs, c'est la musique qui a généré le plus de droits d'auteurs avec 87 % du total (et une baisse de 3 % par rapport à 2007), les répertoires non musicaux (l'audiovisuel, la littérature, les arts visuels...) ont augmenté de 11 %.
Les royalties des performances en public (comme les concerts) ont augmenté de 2,3 % représentant 71 % du total (soit 4,97 milliards d'euros). Les royalties générées par la reproduction sur support physique ont chuté de 12 %. la musique sous format numérique représente 1 % des revenus.
Les éditions 12 bis vous proposent de devenir un de leurs auteurs BD ou manga si vous avez un projet ou d'intégrer leur comité de lecture et d'établir des fiches critiques des ouvrages des nouveaux auteurs 12 bis.
Cette opération est lancée en partenariat avec le site Les nouveaux auteurs. Pour devenir auteur ou faire partie du comité de lecture, il suffit de se rendre sur les pages dédiées sur le site Les nouveaux auteurs.
Pour les dessinateurs et scénaristes BD et manga c'est par ici. Et pour ceux qui veulent intégrer le comité de lecture c'est par là.
L'iPad n'arrivera en France qu'en mars pour sa version sans 3G. Pourtant à la rédaction nous en avons déjà tous un qui trône fièrement sur nos bureaux.
Notre gentil stagiaire Julien est arrivé ce matin, tenant dans ses mains constellées de micro coupures, l'objet, le Saint Graal de Clément. En le voyant celui-ci a manqué nous faire une attaque, puis c'est enfermé dans son bureau, grognant dès que quelqu'un s'approchait de sa porte et tentant de faire fonctionner l'appareil.
Oui mais, voilà la version de l'iPad en question n'est pas pourvue d'un écran tactile, car il s'agit d'une version... en papier. Elle sera du plus bel effet en décoration de bureau, ou peut-être pratique pour permettre aux développeurs d'appréhender la taille de l'écran, mais aucune efficace pour regarder des vidéos ou toutes autres fonctionnalités.
Si vous aussi, vous voulez avoir une myriade de micro coupure sur les mains et fabriquer votre propre iPad en papier, il vous suffit de vous armer d'une paire de ciseaux, d'un tube de colle, d'imprimer les visuels pour le recto et pour le verso et de suivre les indications.
La librairie bruxelloise Filigranes a annoncé aujourd'hui le lancement de son application iFiligranes pour iPhone. Cette application gratuite présente dans différentes rubriques les recommandations des libraires, les meilleures ventes, une sélection de vidéos extraites de Filigranes.tv, un agenda des événements de la librairie. Et tout ce qui a été affiché grâce à l'application pourra être partagé par mail avec ses contacts.
Le P.D.G. de Filigranes, Marc Filipson, s'explique : « La présence de Filigranes sur un terminal populaire comme l'iPhone s'inscrit dans la stratégie de développement numérique mise en route par la librairie ». On se souviendra que celle-ci a mis en place des podcast et qu'elle est présente sur Twitter et Facebook.
L'administrateur de la librairie Filigranes, Alexis Chaperon, évoque pour sa part, les évolutions envisagées pour iFiligranes « avec l'envoi d'alertes, d'informations sur le monde littéraire et de recherches de livres ». Il affirme aussi que « des offres de livres numériques, sur lesquels nous nous développons fermement, seront aussi proposées prochainement ».
Exclusivité ActuaLitté : L'affaire tourne sur Internet depuis le début de la journée : BHL se prend les pieds dans le plat avec bonheur, en citant dans son livre destiné à en découdre avec Kant un philosophe imaginé par Frédéric Pagès, Jean-Baptiste Botul... En sa qualité de président de l'association des amis du philosophe, il nous raconte l'histoire d'une « imposture d'autant plus spectaculaire que personne ne l'a recherchée ».
Frédéric Pagès, à la remise du prix Botul 2009
Non parce que là, vraiment, c'est le comble du comble. « Si BHL avait pris le temps, ne serait-ce que de quelques clics sur internet, il aurait pu démasquer la farce. Mais à Botul, nous restons flegmatiques et exprimons toute notre compassion à l'égard de ce pauvre philosophe pris au piège des mots. »
Mais, Président, quand avez-vous appris la chose ? « Je le savais depuis quelques jours. J'avais reçu les épreuves du bouquin, mais je pensais qu'une maison sérieuse comme Grasset allait évidemment corriger ces choses. J'ai attendu que le livre soit imprimé, mais pour des raisons éditoriales, c'est le Nouvel Obs qui en a parlé en premier. Évidemment, il y aura un encart spécial dans le Canard, je suis en train de le boucler. »
« Nous exprimons toute notre compassion
à l'égard de ce pauvre philosophe»
Frédéric Pagès, président de l'Association Botul
Une véritable escroquerie, définitivement. Mais au fait, comment BHL appréhende-t-il la pensée de Jean-Baptiste Botul ? « Il ne cite pas directement le livre, ni de lignes en particulier, mais il évoque les conférences que Botul a présentées et en parle à l'indicatif *. Tout ce qu'il mentionne se fait sans aucun recul ni aucune distance. Et surtout, il n'a aucun doute sur la véracité de ce qu'il avance. D'ailleurs, sa manière de reprendre les thèses développées est brouillardeuse et charabiesque. On ne comprend presque plus rien. »
Mais quand on s'offre le philosophe le plus en vue aujourd'hui, a-t-on envie de sabrer le champagne ou d'investir dans des gardes du corps ? « Je ne pense pas, si tant est qu'il en ait, que BHL m'envoie ses tueurs. Il est blindé et comme les politiques, va faire le gros dos. Avec le réseau dont il dispose, ce n'est pas cette anicroche qui va faire trébucher BHL. Il va se comporter en grand seigneur, dire qu'il a été piégé, et puis attendre que cela se tasse. »
On sent tout de même une hésitation...
« Dans le doute, je vais tout de même éviter de voyager à vélo ces prochains jours... »
La réponse de BHL est prévue pour ce jeudi, dans le Bloc-note du Point...
* Selon BHL, Botul aurait fait la preuve « au lendemain de la seconde guerre mondiale, dans sa série de conférences aux néokantiens du Paraguay, que leur héros était un faux abstrait, un pur esprit de pure apparence ».
Force est de le constater : MacMillan a porté un sacré coup à Amazon, en refusant la vente de ses livres numériques et papier à des taux réduits, mais surtout, en mettant l'accent sur les célèbres 9,99 $ - prix de vente estimé être le plus intéressant par Amazon. Selon un des dirigeants de l'industrie en Angleterre, cité par The Bookseller, cette semaine "aura été très importante et véritablement très profitable pour les éditeurs, les auteurs et les lecteurs". On le croit sans peine.
Après que Hachette a décidé de rejoindre MacMillan dans son programme de vente réévalué (des tarifs pour les ebooks entre 12,99 $ et 14,99 $), il semblait difficile de voir les maisons américaines faire marche arrière. Même David Young, directeur général aux USA estimait qu'il valait mieux accepter une rentabilité moins importante pour les livres numériques si l'éditeur parvenait à garder le contrôle de la valeur de son produit. En clair : à quel prix le vendre.
Et tout cela ne se serait probablement jamais déclenché si l'iBook et l'iPad n'avaient pas pointé le bout de leur nez voilà deux semaines. Une source anonyme, bien placée au Royaume-Uni assure que l'iPad « est une grande opportunité pour la vente de livres numériques à des prix abordables sur un marché en pleine croissance. Et cela occasionne une concurrence avec le réseau d'Amazon et sa plateforme, et cette compétition est saine ».
Plusieurs autres groupes vont suivre le mouvement impulsé par MacMillan, c'est presque officiel - Ruper Murdoch lui-même a assuré cette semaine qu'il souhaitait renégocier les prix de vente pour les titres de sa maison HarperCollins. Et l'ensemble de ses filiales. Parce que 9,99 $, cela "dévalorise vraiment les livres et nuit à tous les détaillants de livres brochés". Et si Rupert le dit...
Les prochains très attendus pour ce passage au modèle d'agence sont Penguin et Simon & Schuster, qui pourraient tout aussi bien être partenaires de l'iPad à son lancement. Et dont les négociations préfigureront celles qui auront lieu en Angleterre par la suite. Une autre personne de l'industrie, évoquée par le magazine commente simplement : « Les éditeurs ont perdu le contrôle des prix avec le modèle d'Amazon, à partir du moment où il pouvait vendre à perte des ebooks. » Dès lors, si avec le modèle en place, les prix chutent, la seule solution était de faire migrer tout le monde sur le même modèle - et donc le même tarif...
Le service public aura été primé et sollicité pour cette édition assez déroutante, puisqu'en 2003, Frédéric Mitterrand avait lui-même reçu le prix Roland Dorgelès, qui « récompense chaque année deux professionnels de l'audiovisuel qui contribuent au rayonnement de la langue française ».
Télévision et radio sont primées pour l'occasion et ce 8 février, il a félicité Alain Bédouet (France Inter) et à Laurent Delahousse (France 2). Le premier anime depuis des années Le téléphone sonne, émission qui fait intervenir les auditeurs autour de sujets d'actualité. Le second est présentateur des journaux diffusés en fin de semaine.
À Mont-de-Marsan dans les Landes, le propriétaire d'un Kebab a décidé de soutenir l'Éducation nationale et d'encourager les élèves à avoir de bonnes notes.
Et pour ce faire, il a eu une idée simple mais efficace offrir une réduction de 50 % sur le prix d'un Kebab à tous ceux qui lui présenteraient un carnet de notes ou une copie avec une bonne note. Les bons élèves pourront ainsi s'acheter un Kebab pour 2 euros au lieu de 4.
Pour expliquer sa démarche, il déclare : « Ça me rappelle quand j'étais jeune. J'aurais adoré qu'on me fasse ça ». Ha, la motivation par le ventre, il n'y a que ça de vrai !
2009 a été une année difficile pour les libraires britanniques avec près de deux librairies « fermées » chaque semaine.
En effet, selon les chiffres communiqués par la Booksellers Association (équivalent du SLF) 102 librairies indépendantes auraient fermé et seulement 40 se seraient ouvertes. Ainsi, il y aurait 62 librairies indépendantes en moins au Royaume-Uni portant le nombre de celles-ci, en fin 2009 à 1 289.
Il faudra tout de même nuancer ces chiffres en tenant compte du fait qu'ils sont établis à partir des non-renouvellements et des nouvelles adhésions à la Bookseller Association (ou BA). Celle-ci n'a pas précisé, les raisons du non-renouvellement (fermeture ou volonté de quitter l'association).
Meryl Halls de la BA a affirmé : « Il ne fait aucun doute que nous vivons sous un climat économique incroyablement rude contre lequel aucun secteur de la vente de livre n'est immunisé ». Elle a aussi précisé que la BA avait mis en place « une grande variété d'initiatives et de programmes [...] pour assister le secteur indépendant ».
Seulement, les libraires se préparent à une autre année difficile avec une rude concurrence des supermarchés et des cybermarchands. Certains comme Dinah Anderson, propriétaire du Bookshrop (dans le Shropshire), envisagent de ne pas renouveler leur adhésion à la BA. Ils se sentent attaqués de toutes parts et estiment que la survie des indépendants dépend d'un soutien clairement marqué. Il semblerait donc que pour eux les initiatives de la BA ne soient pas suffisamment importantes.
C'est pour remercier le magazine anglais SFX que Neil Gaiman a décidé d'envoyer un petit message comportant, comme il le dit, un scoop. Encouragé par l'enthousiasme des lecteurs qui l'ont souvent plébiscité autant que par les journalistes qui se sont toujours montrés aimables avec lui, il vient de leur livrer une petite partie de son intimité.
Il évoque en effet, une série qui a la peau dure, et qu'il a commencé à regarder quand il avait trois ans : Doctor Who. Et de faire jouer le suspens... « Et parce que je sais qu'il est cruel de vous faire attendre pour ces choses, dans 14 mois à partir de maintenant, c'est-à-dire, pas dans la saison actuelle, mais dans la prochaine, il est très possible que j'ai écrit le scénario de l'un des épisodes. Et dans le cas où je l'aurais fait, cela pourrait tout à fait s'intituler The House of Nothing. Mais cela ne s'appelle absolument pas comme ça. »
Le compte à rebours est lancé : rendez-vous dans 14 mois...
Jean-Baptiste Botul a beau bénéficier d'une page entière sur Wikipédia dédiée à son oeuvre, il n'est que le pur produit de l'imaginaire farfelu de personnes bien décidées à s'amuser, et qui chaque année se réunissent pour remettre un prix en hommage à leur philosophe spéculé.
D'ailleurs, depuis quelque temps, on découvrira que le personnage a été créé par Frédéric Pagès, qui officie dans le Canard enchaîné, rubrique, Le journal de Carla B. Et occupe accessoirement le poste de président de l'association des mais de Jean-Baptiste Botul.
Or, or, or... le silence est d'or, en effet. Et le sieur Levy, dont la presse se gargarise déjà des deux nouveaux ouvrages parus chez Grasset, dans lesquels le pourfendeur d'on ne sait quoi, en guère contre on ne sait qui, s'est pris les pieds dans le plat d'une référence fictive, qu'il cite et semble avoir apprise correctement, avec autorité, comme le pointent nos copains de BibliObs.
Et d'enfoncer le clou en ajoutant : « Renseignement pris, personne ne s'était encore jamais pris sans airbag cet énorme platane. » Car BHL se fait fort de dézinguer Kant, en citant... du Botul...
Là, ça fait assez mal...
On vous laisse découvrir chez eux le fonds de cette fumisterie, mais n'oubliez pas de jeter un oeil à l'historique des modifications opérées sur la page Botul de Wikipédia. Ça bouge beaucoup, aujourd'hui.
Contactée par ActuaLitté, la maison Grasset a plutôt décidé de faire profil bas et de laisser au sieur Levy le soin de se justifier lui-même. assurant qu'ils ne commenteront pas cela avant que l'intéressé ne se soit manifesté.
Doit-on subodorer que les ouvrages de BHL ne sont pas correctement relus ? M. Levy osera-t-il avouer, tout comme Beigbeder, que son éditeur ne lui refuse rien ? Et ce dernier qu'il pourrait ne pas prendre la peine de faire relire les livres de son poulain ?
Bon. Attention, ça va décoiffer. Parce que lorsque notre ministre de la Culture et de la Communication parle, c'est mieux que les sept trompettes devant Jéricho... Interviewé par Le Matin, quotidien suisse, à l'occasion d'une exposition sur les oeuvres du Douanier Rousseau, le ministre était venu « en porte-drapeau de la culture française », estiment nos confrères.
Et forcément, la polémique que Yann Moix a fait éclater en s'autoproclamant premier écrivain censuré par Facebook (un problème manifeste de référentiel... les commentaires sur son cas sont éloquents) est évoquée.
Et le ministre de ne rien trouver de mieux que de comparer l'auteur de textes assez violents sur la Suisse à... Baudelaire. Lequel avait prix la Belgique en grippe, on s'en souvient, parce qu'il estimait que cette dernière ne lui avait pas accordé la reconnaissance qu'il méritait : les conférences où il devait éclairer le monde de ses connaissances sur l'art n'avaient pas fait recette...
De là en découlèrent des textes, authentiques brûlots, présentant le pays comme une pâle copie de la bourgeoisie en France, dans Pauvre Belgique. Mais c'est donc piqué au vif que le poète réagit. Alors, entendre dire du ministre
Baudelaire a écrit des choses terribles sur la Belgique. Baudelaire est un immense poète et la Belgique est un grand pays, d'artistes, d'intellectuels et de créateurs.
Cela prête un peu à sourire, parce que le parallèle deviendrait troublant. Et relativisant sur le cas Yann Moix : « Il peut écrire des horreurs, ça n'engage que lui. Je ne l'ai pas lu : c'est peut-être amusant ou déplaisant, je ne sais pas. En tout cas, ce n'est pas grave... »
Une comparaison qui en vaut une autre...
Dans nos colonnes, Andy Verol était intervenu pour donner son sentiment profond sur le personnage Moix : « J'ai écrit moi-même un article rappelant à m'sieur Moix qu'il se prenait pour un leader, un messie de l'écriture libre, mais non, mon vieux, tu es à l'arrière-garde des expulsés, tu es le fond de sauce d'un plat trop longtemps laissé sur le réchaud à gaz. »
Les Britanniques firent édifier au XIXe siècle une imposante cathédrale en style gothique, aujourd'hui devenue l'université de Mumbai, où une demi-douzaine de personnes, dans les sous-sols, travaillent âprement à sauvegarder le patrimoine indien. Laboratoire avec air conditionné, ordinateurs et scanners, produits chimiques et étagères métalliques sur lesquelles sèchent des livres entiers, les scientifiques restaurent patiemment des ouvrages rares, pour leur rendre leur gloire d'antan.
Pour les générations futures...
« Les générations futures doivent savoir quelle est notre histoire. Pour ce faire, nous devons la préserver », explique Kirti Joshi, conservateur adjoint. Évalué à 2,5 millions de roupies (environ 40.500 € - nous sommes loin des centaines de millions du Grand Emprunt en France), le projet débuté l'an passé touche à sa fin. Avec près de 3200 ouvrages (soit 100.000 pages), tous numérisés selon les normes de l'UNESCO et 88.000 autres pages restaurées, le personnel affairé sait que la tâche est pourtant immense.
L'argent met les nerfs (à la guerre)
Mais il faudra trouver l'argent pour que les 500.000 ouvrages de l'université sur une collection de 800.000 soient conservés numériquement. Répondant à l'AFP, Amol Divkar rétorque que tout le monde ici souhaite montrer « malgré les contraintes » que ce projet peut aboutir merveilleusement. Si l'Inde représente un trésor historique pour l'humanité, son patrimoine a pâti de la situation du pays au fil des siècles. Et aujourd'hui encore, le financement représente un véritable parcours du combattant : obtenir de l'aide des pouvoirs publics est un calvaire - processus lent et formalités administratives redoutables.
Car, en dépit de la bonne volonté, les personnes qualifiées manquent tout autant et comme l'argent fait défaut, on cherche des solutions alternatives. C'est alors que Tata Consultancy Services, développeur de logiciels le plus important d'Inde, a apporté ses services, pour près de 200.000 ouvrages.
Des solutions de bric et de broc...
Un programme d'adoption des livres a même était lancé, pour que des mécènes financent la restauration, sur le mode des campagnes impulsé par des organismes humanitaires. L'idée a fait son chemin et fonctionne plutôt bien. « Le principal, c'est d'obtenir que les donateurs adoptent les livres ou alimentent les coffres pour nous permettre de les restaurer », explique Aroon Tikekar.
Pour préserver le papier des insectes, de l'humidité ou des rongeurs, qui chacun ont des effets désastreux, l'impératif dépasse le simple cadre scientifique. « Nous disposons de ces choses, parce que nos ancêtres les ont produites et nous les ont données. Si nous ne parvenons pas à les préserver, alors nous aurons échoué », conclut Divkar.
Depuis le 03 février et jusqu'au 03 mai, le musée national de la Marine à Paris propose une exposition consacrée à l'oeuvre de François Bourgeon, Les passagers du vent.
Cette BD en 7 tomes a vu le jour en 1980 avec l'album La fille sous la dunette. Dans cette saga marine, l'auteur évoque le XVIIIe siècle et notamment la question de l'esclavagisme, avec une grande précision historique mêlée à une histoire fictive bien ficelée.
Le 5e tome de cette BD, Le bois d'ébène, a été publié en 1984 et a marqué l'arrêt de la série. Vingt-cinq ans plus tard, Les passagers du vent, débarquent chez 12 Bis, avec un nouveau cycle, La Petite Fille Bois-Caïman, composé de deux livres. Le deuxième a d'ailleurs été lancé le mois dernier.
L'exposition présentera bien-sûr des planches originales mais aussi les maquettes et autres outils qui ont servi au travail préparatoire de François Bourgeon. On y verra aussi un des tomes du Vaisseau de 74 canons de Jean Boudriot, qui a été une source d'inspiration pour Bourgeon, indique l'AFP.
François Bourgeon explique à ce propos : « Cette lecture m'a passionné. Jean Boudriot décortique le vaisseau le plus abouti du XVIIIe siècle pont par pont, la vie de 800 hommes à bord, leurs costumes, leurs armes... comme personne ne l'avait fait auparavant. C'était merveilleux, j'avais trouvé comment débuter une histoire ».
Et généralement : « J'assimile ma démarche à celle d'un historien qui doit faire preuve d'imagination et reconstituer une époque à partir des éléments dont il dispose ».
Il faut dire qu'il lui aura quand même fallu six années de travail pour créer les deux livres du nouveau cycle des Passagers du vent. Jean-Marc Thévenet, le commissaire de l'exposition souligne : « Les passagers du vent sont un hommage à la mer dans sa dimension historique. Le travail graphiquement exceptionnel a marqué toute une génération de lecteurs », ajoutant « François Bourgeon, c'est le Christian Jacq de la mer au XVIIIe siècle ».
Sans faire sa biographie, Joëlle-Ceccaldi-Raynaud mérite d'être un peu représentée, surtout parce qu'elle a soufflé le poste que Jean Sarkozy convoitait à la tête de l'EPAD. Que cela ne la rende pas plus sympathique pour autant, c'est à vous de voir.
En tout cas, à l'université Dauphine, on supporte assez mal ce que la députée des Hauts-de-Seine vient d'annoncer, en prétendant que l'établissement allait déménager dans son intégralité à la Défense.
Lors de l'inauguration du Campus de l'IESEG, cette dernière a effet proclamé que l'arrivée « d'étudiants prend ici une dimension majeure avec l'IESEC, mais aussi avec l'ESSEC qui a installé au CNIT ses programmes de formation permanente pour les managers, avec Paris-Dauphine qui a transféré 500 étudiants, en attendant de déménager toute l'université, avec enfin les étudiants du Pôle Léonard de Vinci, fondé par l'ancien ministre Charles PASQUA ». (repris sur le blog de la députée)
À Dauphine, on en a presque avalé son plateau de poissons de travers. Dans un communiqué, l'université tient à préciser que jamais une telle délocalisation n'a été envisagée.
« L'implantation de plusieurs filières de Dauphine à la Défense s'inscrit dans la perspective d'impulser la création d'un pôle universitaire à la hauteur des ambitions de cette grande place d'affaires internationale. Dauphine a répondu sans délai à l'appel du Président de la République en installant, en moins de trois mois, plus de 600 étudiants sur la place de la Défense, dès septembre 2009. Dauphine souhaite élargir cette implantation à 1500 étudiants à la rentrée 2010. »
Mais si la Défense représentera un second site, contrairement à ce que la présidente de l'EPAD a rêvé, jamais il ne sera question de déménager entièrement là-bas. L'intérêt de la députée pour l'établissement est tout à fait flatteur, mais bon, là, elle prend ses rêves pour des réalités. « Pour preuve, Dauphine est engagée dans une restructuration lourde du site de la porte Dauphine, avec le soutien entier du Ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche. »
Calvin et Hobbes, c'est ce qui s'est longtemps fait de mieux, et qui aujourd'hui est devenu un incontournable. Les aventures onirico-réalistes de ce gosse dont le tigre en peluche devient le pire des amis, et un monstre prédateur, ont fait hurler de rire.
Leur créateur, Bill Watterson, après 15 années de silence médiatique, façon Salinger, en moins torturé, vient de donner une interview, où il évoque son Grand Oeuvre, ses personnages et leur influence...
Mais s'il accepte le jeu, c'est avant tout pour revenir sur son arrêt de Calvin et Hobbes. Cela fait en effet 15 ans qu'est paru le dernier tome de cette hilarante série de strips. « Après 10 années, j'avais déjà à peu près tout dit de ce pour quoi j'avais commencé. Il est toujours préférable de prendre le parti d'arrêter tôt. Si j'avais poursuivi sur la popularité de mes strips, et m'étais répété durant cinq, dix ou vingt ans, ceux qui aujourd'hui sont en deuil auraient sans doute voulu ma mort et les journaux m'auraient maudit pour cet acharnement [...]. Et j'aurais été d'accord avec eux. »
Ah c'est dur et ça arrache une larme d'émotion tout de même. « Si aujourd'hui Calvin et Hobbes trouvent encore un public, c'est parce que j'ai choisi de ne pas m'éterniser, ajoute Bill. Je n'ai jamais regretté d'arrêter quand le l'ai fait. »
Depuis 1995, sans nouvelles...
Le 31 décembre 1995, quand il annonça qu'il arrêtait sa série, Bill évoquait un changement d'objectif, et surtout, avouait avec humilité qu'il avait fait tout ce qu'il pouvait pour le strip. Évidemment, en France, les albums ont continué de sortir jusqu'en 2005, chez Hors Collection
Et sa relation avec le public, qui l'idolâtre comme une rock star... « Ah, oui, la vie de caricaturiste dans un journal... Comme je regrette les groupies, la drogue et les chambres d'hôtel saccagées », plaisante-t-il. Aujourd'hui, l'attention s'est amoindrie, mais Bill reste fier de cet enthousiasme encore vivant pour son oeuvre. Il vit une vie paisible, reconnaissant du succès qu'il a connu et flatté que les gens le lisent encore. « Mais j'ai écrit Calvin et Hobbes vers mes 30 ans, et je suis à des kilomètres de cela maintenant ».
Samedi dernier une manifestation a été organisée pour dénoncer la situation des étudiants sans papiers et demander leur régularisation.
Selon l'Unef, la manifestation aurait réuni un millier de personnes devant le ministère de l'Immigration à 14h. Le président de l'Unef, Jean-Baptiste Prévost, a déclaré que les 260 000 étudiants étrangers se trouvaient face à une « triple précarité ».
Les cours de français pas assez nombreux mèneraient à une « précarité pédagogique », le non-accès aux bourses et aux logements du Crous entraîneraient une « précarité sociale ». Enfin il affirme qu'obtenir un visa et renouveler son titre de séjour et un « parcours du combattant » induisant donc une « précarité administrative ».
Pour Benoît Hamon, porte-parole du PS, « les étudiants sont partout dans des conditions de précarité » et d'ajouter que les étudiants sans papiers sont des « précaires parmi les précaires » qui « vivent, en plus, avec la peur de se faire expulser ».
De nombreuses autres organisations et syndicats ont apporté leur soutien aux manifestants. La manifestation s'est achevée vers 15h quand une délégation de l'Unef a été acceptée au ministère de l'Immigration, indique l'AFP. L'Unef entend demander la régularisation des étudiants sans papiers et des titres de séjour courant sur plusieurs années.
En attendant le 14 avril et la prestation que l'on espère excellente de Louise Bourgoin dans le rôle phare de l'enquêtrice Adèle Blanc-sec, sous la haute réalisation de Luc Besson, c'est une nouvelle bande-annonce qui est récemment arrivée, et que nous ne résistons pas à vous proposer. La précédente est toujours accessible à cette adresse.
Notez doublement la date du 15 avril : dans un premier temps parce que le Musée des lettres et manuscrits présentera l'exposition Proust, du temps perdu au temps retrouvé, et dans un second temps, parce que c'est l'anniversaire de notre bien-aimé directeur, Nicolas Gary, loué trois fois soit son nom... Mais parlons plutôt de l'exposition, cette dernière mérite plus d'attention.
C'est au 222 boulevard Saint-Germain que l'on vous donnera rendez-vous et jusqu'au 29 août, pour retrouver quelque 160 manuscrits de l'auteur, dont certains sont inconnus du public. « Seront exposés aussi bien des lettres que des manuscrits, des dessins, des photographies ou des éditions originales, couvrant presque toute la vie adulte de l'écrivain, de 1894 à sa mort en 1922. Six pièces avaient déjà été montrées dans l'exposition « Marcel Proust » de la BnF en 1965, mais de nombreuses autres sont exposées pour la première fois et ne figurent pas dans l'abondante bibliographie consacrée à l'écrivain. »
Les fonds proviennent de deux bibliothèques acquises par Aristophil, celle d'André Maurois et de son épouse, Simone de Caillavet, ainsi que celle de Suzy Mante-Proust, nièce de Marcel.
Une source de renseignement tout à la fois sur l'auteur et son oeuvre, tant dans sa genèse que sa rédaction, et qui permet de saisir le regard que Marcel portait sur La recherche, ce « roman plein de malédictions ». On découvrira le manque d'affection pour Swann ou À l'Ombre des jeunes filles en fleur, « trop fade » à son goût. Je ne pensais pas m'entendre avec lui une fois dans ma vie, tiens.
Aussi apprendra-t-on que Marcel n'était pas que ce mondain qui travaillait au lit et qui longtemps s'est couché de bonne heure. Au menu, 86 lettres de sa correspondance, cinq manuscrits, deux placards, et cinq dessins, et ainsi de suite, on ne va pas tout vous dévoiler, ce serait gâcher une partie du plaisir.
« Le spectacle, le temps, le souvenir, l'amitié... les sujets chers à Marcel Proust s'entremêlent afin de recréer l'atmosphère proustienne : toute une gamme de tonalités d'un écrivain en contemplation, mais jamais contemplatif, toujours dans l'action d'écrire, de rencontrer, de raconter... de proustifier comme disent ses proches, dont les témoignages furent nombreux après sa mort », estime Estelle Gaudry, commissaire de l'exposition.
Je vous propose de commencer la semaine avec un nouvel extrait du recueil de Théophile Gautier (1811-1872), Emaux et Camées (1852). Il s'agit d'une pièce de vers intitulée « Camélia et Pâquerette ».
Au sein d'une courte série de quatrains, le poète se propose d'évoquer successivement la splendeur des fleurs élevées sous serre, bien « loin de leur soleil natal » et la beauté naturelle des fleurs apparues au milieu des bois. Entre le camélia d'origine asiatique et la simple pâquerette se tisse un jeu d'oppositions en faveur de la fleur vivant paisiblement auprès de nos forêts.
L'État a lancé un appel au mécénat d'entreprise dans le Journal officiel pour pouvoir acquérir les archives de Guy Debord.
Le fondateur de l'Internationale situationniste est l'un des philosophes les plus importants de la deuxième moitié du XXe siècle. Ces archives ont été classées par lui-même, puis par sa veuve Alice Debord qui a décidé de les vendre en un seul lot pour les mettre le plus rapidement possible à la disposition des chercheurs.
Elles ont intéressé l'université américaine de Yale qui a tenté de les acquérir pour 2 à 3 millions d'euros mais l'État français s'y est opposé et les a déclarées « trésor national » en février 2009. Ainsi, il a trente mois pour faire une offre équivalente à celle de Yale.
Le ministère de la Culture indique que cet « avis d'appel au mécénat d'entreprise porte sur 1.080.000 euros » et vise à permettre à la BnF de se porter acquéreur de ces archives. On y retrouve des documents datant de 1950 à 1994 et notamment le manuscrit de La société du spectacle qui fait partie des textes fondateurs de l'Internationale situationniste.
L'appel de l'agent littéraire Andy Ross, qui pourtant appelait surtout les blogueurs à supprimer les liens présents sur leur site et permettant d'acheter les ouvrages évoqués directement sur la boutique d'Amazon.
Eh oui, mais parmi ces blogueurs, il se trouvait des auteurs. Et notamment ceux de la Science Fiction & Fantasy Writers of America - qui proteste déjà contre l'accord Google, et a embrayé logiquement le pas dans l'affaire MacMillan.
Car évidemment, c'est pour protester contre le prix agressif et suicidaire pour les éditeurs que les auteurs de SF ont décidé de supprimer ces liens d'achat, qui les rémunèrent, en partie et mal, mais surtout apporte plus encore de trafic chez Amazon.
Au cours d'une conférence, Bob Livolsi, fondateur de Books On Board, évoquait même « le comportement prédateur d'Amazon », concernant la vente d'ebooks, réclamant à la Federal Trade Commission de jeter un oeil sur des pratiques plus qu'anticoncurrentielles.
Évidemment, après que l'accord a été annoncé entre MacMillan et le cybermarchand, les liens commerciaux sont évidemment réapparus. Désormais, on parle d'un modèle d'agence, qui fixera le prix des livres numériques entre 12,99 $ et 14,99 $. La sanglante bataille n'aura finalement peut-être pas fait de morts et le marché américain se sera régulé de lui-même après plusieurs mois de vives tensions, sans l'intervention d'une législation.
Reste à savoir si cette tarification est rationnelle. Pour Steven Jobs, cela reste encore à démontrer, nombre d'éditeurs n'ayant aucune « expérience réelle de la tarification au détail », pour des livres numériques vendus en ligne.
Le 18 février prochain, les Éditions du Serpent à plumes publieront un livre inédit, dont les bénéfices iront à l'Hôpital de la Communauté haïtienne. Au fil des 176 pages, l'éditrice Nathalie Fiszman souhaite tout d'abord montrer la mobilisation de sa maison pour Haïti, mais également faire découvrir le catalogue d'auteurs haïtiens du Serpent.
« Les auteurs ont été particulièrement touchés par notre implication et beaucoup ont réagi très rapidement pour nous apporter un texte, un témoignage », explique Nathalie. Deux éditeurs ont même pris indirectement part à cette aventure, Albin Michel et Vents d'ailleurs. «Albin Michel a accepté de nous céder gratuitement les droits d'Emile Olivier, dont nous avons certains textes chez nous, mais que nous nous souhaitions présenter à travers une nouvelle publiée chez eux. Et pour Vents d'ailleurs, ce sont deux textes, de Franketienne et Gary Victor qui sont intégrés à notre livre. »
L'ouvrage est également publié avec le concours du CNL. Dans la Lettre de l'éditeur, qui introduit le livre, Nathalie Fiszman ajoute :
Une phrase de Dany Laferrière dans Le Monde, quelques jours à peine après le terrible séisme qui a ravagé Haïti, résonne encore à nos oreilles : « Quand tout tombe, il reste la culture. Et la culture, c'est la seule chose qu'Haïti a produite. Ça va rester. Ce n'est pas une catastrophe qui va empêcher Haïti d'avancer sur le chemin de la culture. Et ce qui sauve cette ville, c'est le peuple. C'est lui qui fait la vie dans la rue, qui crée cette vie. Il ne faut pas se laisser submerger par l'événement. »
Oui, la culture haïtienne est probablement inversement proportionnelle à sa richesse.
On y trouvera des extraits de romans, parus ou à paraître, des interview, ou des témoignages, ainsi que plusieurs photos, montrant Haïti avant le séisme. « Je voulais que que l'on présente ces clichés magnifiques, pour évoquer aussi l'île dans toute sa beauté. »
Pour le moment, la version numérique est en attente, il manque quelques signatures au bas de documents pour qu'elle soit diffusée. Nous vous tiendrons au courant prochainement. Le livre sera vendu 15 €. « À notre façon, nous avons voulu offrir au public un morceau de culture haïtienne. »
Au sommaire :
Dany Laferrière :Le Cri des oiseaux fous, extrait de roman
David Damoison : Nuits noires et nuits blanches, photographies
Louis-Philippe Dalembert : Les dieux voyagent la nuit, extrait de roman ; Liens de sang, nouvelle
Yanick Lahens : Dans la maison du père, extrait de roman
Gary Victor : Banal Oubli, extrait de roman
Frankétienne :D'un pur silence inextinguible, extrait de roman
Fred Koenig : photographies
René Depestre : Frantz Leconte,
Depestre par lui-même : entretien
Thomas C. Spear : Lettre à Sergine
James Noël : Quelques mots lâchés en catastrophe, témoignage
Rodney Saint-Éloi : La tendresse et l'élégance nous sauveront du séisme
Hervé Télémaque : Voyage d'Hector Hyppolite en Afrique n°1, tableau
Évelyne Trouillot : L'Héritière et la mère, extrait de roman
Syto Cavé : Fatras-Bâton, nouvelle
Émile Ollivier : Mère-Solitude, extrait de roman ; Des nouvelles de son excellence, nouvelle ; La TripleMort de Salomon Lacroix, nouvelle
La paix dans le monde... Vaste utopie que tout un chacun revendique, le plus souvent quand il passe sur un plateau télé, et plus particulièrement à l'occasion d'un concours de beauté pour devenir Miss du Cochon en Languedoc 2010 (soit dit sans aucune animosité, c'est là qu'on fait les meilleures saucisses sèches, et autres dérivés... vivement le déjeuner...).
Pourtant, outre les stars de l'écran, le New Yorker se demande si d'autres classes sociales n'auraient pas plus vocation à être les véritables artisans de cette paix dans le monde.
Défenseurs des libertés
Et plus particulièrement, les archivistes. Pourquoi eux ? Parce que le thème de la Scone Foundation, récompensant l'Archivist of the Year, la semaine dernière, a pointé une fois de plus que ces derniers ne sont pas là pour remplir la tâcher fastidieuse de conservation de documents, mais pour « défendre les libertés civiles, encourager la transparence », mais surtout « faciliter la réconciliation historique entre d'anciens ennemis ».
Intéressant, c'était le thème de l'intervention du prix Nobel Nadine Gordimer, qui apostrophait Barack Obama au sujet de Cuba. Notons que pour coller à une actualité tout aussi contemporaine, la mobilisation en France des archivistes, bibliothécaires et documentalistes pour lutter contre l'ACTA, est une belle preuve de lutte pour la liberté d'expression.
Sauveur de l'humanité, ça fait beaucoup
L'archiviste investi d'une mission de pacification auprès de l'humanité ? Le sujet était d'autant plus brûlant qu'autour de la table se trouvaient des invités assez étonnants : Khader Salameh de la bibliothèque de la mosquée d'Al-Aqsa à Jérusalem, et Yehoshua Freundlich des Archives de l'État d'Israël. Ces deux personnes furent pour la première fois les colauréats de cette récompense. Animateur du débat, David Myers, directeur du centre d'études juives de UCLA, aura bien résumé la situation, expliquant que « la vocation de l'archive n'est pas simplement de préserver, mais de libérer ». (en savoir plus)
Et en ce sens, on peut compter sur les archivistes pour peut-être réconcilier Israéliens et Palestiniens, afin d'élaborer « une histoire commune qui honore, avec une auto-critique honnête, leurs deux traditions ». Et comme source de cette réconciliation, on cite le célèbre manuel d'histoire coécrit par des experts français et allemands.
Préserver les archives des uns et des autres, les confronter pour parvenir à une résolution du conflit ? Voeu pieux... ô combien honorable.
Grosse interrogation... Pourquoi le choix du Kindle de la part de la British Library, qui proposera des premières éditions de manuscrits du XIXe siècle, rares et originales, bien sûr. En tout, 65.000 ebooks seront disponibles à compter du printemps, mais manifestement pour les propriétaires de Kindle uniquement.
Oui, évidemment, on y retrouvera tout ce qui est illustrations et police d'origine, et d'auteurs comme Charles Dickens, Jane Austen et Thomas Hardy, mais d'autres aussi, plus obscurs. Ces oeuvres, en version papier coûtent au moins 250 £, précise la British Library dans un communiqué. Mais alors, pourquoi privilégier le Kindle ?
Pour assouplir la perplexité ambiante, précisons que le projet de publication de livres numériques est financé par Microsoft, membre de l'Open Book Alliance... aux côtés d'Amazon. Lynne Brindley, directrice générale de la BL estime que cette décision est une révolution dans l'accès mondial aux ressources de la bibliothèque. En effet, pour l'heure, environ 35 à 40 % des ouvrages du XIXe siècle n'est pas encore disponible en version numérique, alors proposer déjà ces 65.000 ouvrages représente bien une avancée.
Le recul difficile à saisir, c'est de privilégier le Kindle et donc un format fermé. Mais les détails manquent encore - après tout, on peut espérer que ce soit juste un effet d'annonce que de citer le Kindle...
Depuis trois ans, Microsoft et la British Library collaborent à la numérisation des livres. Cependant, si l'établissement perçoit 100 millions £ sous la forme d'une subvention gouvernementale annuelle, il a refusé de divulguer la somme payée à Microsoft pour assurer ce service. Pour ce que l'on en sait, on parle « d'un montant très généreux ».
Les ebooks seront téléchargeables gratuitement depuis le site de la British Library, mais la date de diffusion n'a pas encore été donnée.
Peut-on décemment passer ses journées à travailler l'alchimie alors qu'au dehors les peuples meurent et s'affrontent, pas toujours dans ce sens ni par le fer, et que les papes pontifiants excommunient à tour de bras, proclamant, qui d'Avignon, qui de Rome, qu'ils détiennent le saint pouvoir.
Allons... L'alchimie, à ce moment-là, ce n'est pas très sérieux.
Et pourtant.
Parce que derrière, c'est la Guerre de 100 ans qui vrombit et donne le ton... Une enquête historique, dans un monde qui en perdrait presque son sens. Et une chronique à découvrir immédiatement : Saltarello, de Mathieu Dhennin.
Phoenix a tout d'un groupe anglo-saxon et pourtant, ils sont bien français. De Versailles pour être précise. Ils se font connaître avec leur premier album intitulé United en 2000, depuis ils ne chôment pas et les voilà qui débarquent avec un quatrième album courant 2009 Wolfgang Amadeus Phoenix congratulé en outre-atlantique puisque dans la nuit du 31 janvier au 1er février, le groupe a remporté le Grammy Awards. Une première pour un groupe français qui mérite qu'on y jette un coup d'oreille !
Ils ont tout d'un groupe anglo-saxon
Ils ont la « gueule » british, ils chantent anglais et proposent un son rock qui s'éloigne du rock à la française. Ils ont su conquérir le monde très vite avec une pop entraînante. Phoenix s'inscrit totalement dans la nouvelle vague de pop-rock aux guitares saturées, un son diffus, arrangé pour éviter les résonances. Un son très actuel, distillé, dans la veine de la pop des années 2000 avec Kent (et s'il vous plaît ne confondez pas ce groupe suédois avec un autre... je pourrais devenir toute rouge !), Matthew et Keane. Un rock indé qui se chante : « music no stop, please ! »
Wolfgang Amadeus Phoenix la différence
Ils ont fait très fort, un quatrième album qui se vend à plus de 350 000 exemplaires, il n'y avait aucun doute qu'ils allaient se faire remarquer. Et pour cause l'album est pur et sans concession. Wolfgang Amadeus Phoenix est l'album qui semble à première vue assez simple et pourtant souligne un vrai travail complexe. Mais justement, c'est quand on ne perçoit pas les coups de pinceau qu'on y voit toute la grâce ! Dans la mouvance actuelle, tout en apportant une signature particulière, le groupe fascine et méritait largement une récompense. Premier groupe français dans l'histoire à recevoir cette récompense avec des Radiohead entre autres, ils ont tout des grands.
L'album tout en finesse
Un album est tout en finesse avec un style pop suave et à l'énergie des Franz Ferdinand. « Lisztomania » fut le single le plus diffusé mettant en valeur l'album : puissance, sensualité et pudeur. Une force très bien maîtrisée qui nous fait hocher la tête au rythme de la batterie avec « Lasso » ou encore « 1901 ».
Les riffs très actuels à la filiation U2 des années 80 avec « Rome », « Countdown », « Girlfriend » ainsi que la signature du son retravaillé rehaussent la pop qui aurait pu tomber dans la mièvrerie nauséabonde. Un soupçon de romantisme rock pour nous ravir avec « Love Like A Sunset Part I et II » en restant dans le cadre de la douceur et de la fougue.
Wolfgang Amadeus Phoenix est un album très réussi qui méritait largement une reconnaissance du monde de la musique !
C'est le 21 janvier qu'Amazon a annoncé qu'il entendait concurrencer les autres acteurs du marché des lecteurs ebook en proposant un kit de développement pour encourager à la création d'applications qui tourneront sur son Kindle. Sauf que les conditions sont drastiques et plutôt rédhibitoires pour qui aurait envie de tenter l'expérience.
Selon plusieurs sources, son lancement se fera en bêta limitée au cours du mois, avec une liste d'attente qui sera destinée à créer le besoin, le manque et faire surenchérir sur la réalité de ce kit.
Parmi les conditions à remplir pour obtenir le kit de développement, on notera tout de même qu'Amazon pourrait faire intervenir un tiers pour s'assurer de la véracité des informations remplies.
Les développeurs n'ont pas non plus le droit de faire un quelconque communiqué officiel sur le travail ni utiliser les marques Kindle, Amazon etc. sans le consentement express de la firme. Et dans l'hypothèse où vous fourniriez simplement des idées à destination d'un développement possible, sachez que même en brevetant ces dernières, elles seront immédiatement sous le joug d'Amazon, qui s'en attribuera la paternité et le bénéfice...
Ça donne vraiment envie...
Si malgré tout, vous avez envie de vous tenir informé de la date de lancement de ce kit de développement, l'inscription se fera par ici.
Le boycott de Cuba dure depuis trop longtemps estime Nadine Gordimer, auteure sud-africaine et lauréate du prix Nobel de littérature en 1991, qui a demandé à Barack Obama de mettre fin à ces décennies d'embargo commercial et autres sanctions financières menées contre Cuba.
« Voilà quelque chose que je condamne : les États-Unis doivent lever toutes les sanctions et boycott contre Cuba, qu'ils soient d'ordre économique ou d'une autre nature. » Une réflexion qui suit plusieurs autres sur l'origine de l'apartheid en Afrique du sud et surtout le classement de Cuba, par les États-Unis dans la liste des pays à fort potentiel de terrorisme.
Dans une longue interview publiée dans le magazine La Jiribilia, l'auteure, qui a longtemps défendu l'île, réagissait après son invitation à la Foire du livre internationale de La Havane. On se souviendra que depuis l'incident de la Baie des cochons, voilà 48 ans, les États-Unis mènent une politique à l'égard de Cuba qui consiste surtout à dire non à tout.
Seul Ernest Hemingway semblait en mesure de rapprocher les deux pays, autour des écrits du romancier et de leur conservation.
Or, jusqu'à présent, si le président Obama essaye d'apaiser progressivement les tensions géopolitiques et d'assouplir les règles sur les visites et les transferts d'argent vers l'île, beaucoup reste à faire.
Nadine Gordimer est née en 1923, et ses récits se caractérisent par une remarquable (si, si...) analyse de la profondeur psychologique de ses personnages - pris dans des conflits sociaux et plus largement des tragédies humaines, où dilemme moral et situations politiques tendues se dessinent.
Depuis quelque temps, une ferme d'un genre nouveau s'est installée en Afrique. Elle réunit des stars, quoique bof... mettons... des célébrités. Une émission riche en sensations abrutissantes, où nous avons envoyé Julien Allès en reportage express.
Ce dernier nous raconte les rapports des invités à la lecture. Aujourd'hui : Franky Vincent...
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